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petite histoire

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valérie




Age : 45
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MessageSujet: Re: petite histoire   Mar 26 Sep - 15:22

Et ça papote, ça papote, et c'est pas cela qui fait avancer la situation de not' Anémone!!

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Suzanne




Age : 61
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MessageSujet: Re: petite histoire   Mar 26 Sep - 16:10

Patience Valérie la fin arrive clindoeil

Si on obtient trop vite les choses , la fête est déjà finie lol!
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valérie




Age : 45
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MessageSujet: Re: petite histoire   Mar 26 Sep - 18:43

Mais oui, bien sûr Suzanne, c'était juste pour avoir l'occasion de mettre les petits smileys qui font le ménage, j'en voudrais bien des comme ça à la maison.
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Suzanne




Age : 61
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MessageSujet: Re: petite histoire   Mer 27 Sep - 2:38

- Je vois.
Mme Labry restait pensive :
- Comme on nous connaît mal, nous autres les vieilles dames, fît-elle enfin. A me voir douillettement enfouie dans mes coussins, bien des personnes m’ont prises pour une impénitente pantouflarde alors que vous qui semblez…euh…euh…
- Une mémé confiture ?
- Vous rêvez de mistral et de garrigues.
Elles rirent ensemble, liées par une mystérieuse entente. Quant à moi, j’avais failli laisser choir théière et sucrier.
Grand-mère, demandai-je le soir même, pourquoi ne m’avais-tu jamais parlé de tante Marie ?
- Mais je t’en ai parlé, ma chérie, nous en parlons très souvent, il me semble.
- Pas comme ça.
- Je vous ai conté mes souvenirs d’enfance, comme toutes les vieilles radoteuses.
- Pas ainsi. Je ne pensais pas que tu pouvais être nostalgique.
- A mon âge, déclara-t-elle fermement, on n’a la nostalgie que du ciel.
- C’est encore pire ! m’exclamai-je, désolée.
Thierry écoutait attentivement :
- Qu’est-ce que c’est la nos…Une maladie ? Je téléphone vite au docteur Klébard.
- Tais-toi, les enfants ne parlent pas à table.
- Du temps de Mathusalem peut-être, mais moi je dis ce que je dis et je sais ce que je sais.

Le tam-tam communal nous apprit bientôt que le docteur Labry, ayant remis sur pied tous les malades de la ville, allait pouvoir s’offrir trois semaines de vacances.
Ce fut à ce moment que je retrouvait mon frère, glapissant, au creux d’une corbeille de roses.
- Thierry ! Qu’est-ce qui t’arrive ?
- Je suis tombé.
- D’une échelle.
Naturellement, tout en parlant, je l’avais extrait de son buisson fleuri, et j’essayais de le remettre debout, mais il flageolait.
- Tu…te sens mal ?
- Très mal.
- Mon Dieu !
Je le pris dans mes bras, mais au bout de quelques mètres, je m’arrêtais essoufflée. Alors j’entendis sa voix expirante :
- Ne te tue pas ; je crois que je pourrai marcher à petits, tout petits pas…
C’est ainsi que nous regagnâmes sa chambre. J’étais à la fois inquiète et perplexe ; grand-mère s’affola :
- Vite, le médecin !
- Tu as raison. Je vais téléphoner au docteur Merlin.
Un cri déchirant partit du lit :
- Merlin ? Plutôt mourir.
Le malade, qui jusqu’à-là semblait une véritable loque, parut préméditer des convulsions de sorte que grand-mère supplia :
- Mon chéri ! Je t’en prie ! C’est mon docteur et …
- Le tien, pas le mien. Je veux Klébard.
Notre aïeule se tourna vers moi :

! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
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Jippy




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MessageSujet: Re: petite histoire   Mer 27 Sep - 12:43

On dirait que ce petit chenapan à l'intention de se transformer en petit angelot joufflu et ailé.
Ça ne m'étonnerait nullement de la voir sortir un arc et au moins une flèche fouduroy
_________________
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Suzanne




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MessageSujet: Re: petite histoire   Mer 27 Sep - 16:21

On a souvent besoin d'un plus petit que soit fouduroy
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valérie




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MessageSujet: Re: petite histoire   Mer 27 Sep - 18:53

En fait on va se rendre compte que notre Anémone qui se croyait indispenssable à sa grand mère et à son petit frère, est en fait une charge pour ces deux là qui rêvent de la marier pour pouvoir filer dans le sud...

rire lol!

Val
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Suzanne




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MessageSujet: Re: petite histoire   Mer 27 Sep - 23:17

Hé ! Hé ! clindoeil
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Suzanne




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MessageSujet: Re: petite histoire   Jeu 28 Sep - 0:19

- Anémone, ce n’est pas le moment de faire de la morale à ce petit, Klébard ou pas, appelle le docteur Labry.
Je reçus Germain dans le vestibule :
- Bonjour, mademoiselle. J’ai fait aussi vite que possible ; votre coup de fil a été très bref. Qui est malade ? Votre grand-mère ?
- Mon petit frère ; il est tombé d’une échelle. Je l’ai retrouvé dans les rosiers, il ne fait que gémir et grogner.
- Hum ! Allons voir ça.
Thierry se laissa volontiers tâter, tourner, ausculter.
- Hum ! fit Germain, rien de cassé. Et ce petit bonhomme me paraît en bonne voie de guérison.
- Si vite ? s’étonna grand-mère.
Thierry s’enfouit la tête sous le drap et étouffa ce qui me sembla un fou rire. Je fronçai les sourcils :
- Docteur, avez-vous beaucoup de clients qui se servent d’une échelle pour cueillir des roses ?
- C’est possible…si leurs rosiers sont grimpants.
- Les nôtres sont tout ce qu’il y a de rampants.
- Je vois…Sors la tête de ton lit, Thierry, sans quoi tu vas étouffer avant d’avoir avalé le premier de mes médicaments.
La tête sortit, ébouriffée et inquiète :
- Parce que…vous allez me donner des médicaments ?
- Et comment ! pilules, comprimés, potions, piqûres…
- Non ! non ! je suis guéri.
- Raison de plus. Avec les malades on tâtonne un peu, mais avec les bien portants pourquoi se gêner ?
Il y eut un terrible silence que grand-mère rompit enfin d’une voix hésitante :
- Je ne comprends pas. Vous semblez croire…Cet enfant n’a jamais menti, docteur.
- Ou du moins, corrigeai-je, c’est la première fois qu’il ment, et je me demande bien pourquoi.
- Il y a toujours une première fois…comme on dit dans la marine, fit mon frère hérissé.
- Dans la marine ? Qu’est-ce que cela signifie ? demanda ma pauvre grand-mère complètement perdue.
Moi, j’avais saisie l’allusion…Mais comment le petit misérable pouvait-il savoir ?
- Que tout le monde s’en aille, commanda le malade, sauf le docteur…
- J’allais faire la même prière, moins impérative, ajouta Germain.
Grand-mère s’en alla à reculons, moi, j’étais déjà dehors ! !
Le docteur nous rejoignit au salon :
- Tout va bien, mesdames, rassurez-vous. Ce n’était qu’une espièglerie.
- Mais, docteur, nous vous avons dérangé pour rien ! dit ma grand-mère consternée.
- Est-ce que cela ne vaut pas mieux ? Ne grondez pas cet enfant ; c’est un brave petit homme.
- Vous dîtes cela au moment où il vient de nous mentir si abominablement ? Nous étions très inquiètes.
- Il ne recommencera plus. Et peut-être avait-il reçu quelque mauvais exemple. Je reviendrai.
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Suzanne




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MessageSujet: Re: petite histoire   Ven 29 Sep - 9:12

- Après vos vacances, interrogea grand-mère. J’ai entendu dire quelles commençaient demain.
- Elles auraient même déjà commencé ce soir si…Mais ne vous en faîtes pas Biarritz sera toujours Biarritz.
Après une nuit silencieuse pour mon entourage, mais cauchemardesque pour moi.
J’étais anéantie, à la fois apathique et fébrile. Alors commença ce qui me parut être la plus longue matinée de ma vie. Je pensais à Germain.
« Demain, me disais-je, ou ce soir, je l’oublierai tout à fait, pour toujours. Mais jusqu’à ce soir je penserai à lui. Où est-il ? Sur la route, bien sûr… A-t-il voyagé de nuit ? Est-il parti à l’aube ? Pourvu qu’il ne fasse pas d’excès de vitesse ! Nora doit l’attendre, si belle, au bord de la mer. »
Brusquement je fus surprise du silence de la maison.
- Thierry, où es-tu ?
- Près de grand-mère, répondit une voix douce, je l’aide à détricoter de vieux chandails pour faire une couverture neuve.
- Oh !
- Ensuite nous irons ranger le grenier, puis nous descendrons à la cuisine pour faire un gâteau. Ne nous dérange pas, je te prie.
Ca, c’était un comble !
Enfin, si je pouvais faire mon ménage en paix et jouir un peu du jardin désert, tant mieux ! Cela n’arrive pas si souvent, et aujourd’hui j’en avais bien besoin.
Mais finalement je ne fis rien du tout.
Je m’assis sur le rebord de l’espèce de cuve que Thierry nomme pompeusement « le bassin du poisson rouge ». Le poisson rouge tournait en rond. Comme une seule idée dans ma cervelle.
- Anémone, on te demande !
- Thierry apparaissait, tout guilleret, sur la plus haute marche du perron :
- Qui ?
- Un marin.
- Quoi ?
- Il est en civil, mais c’est un marin puisque tu es fiancée avec un marin et que ce monsieur est ton fiancé.
Je m’élançai, les yeux brouillés de larmes, remplie de colère et de chagrin.
- Thierry, tu es un monstre ! Tu as lu mon cahier.
- Bien sûr. Il était à moi… un vieux cahier de brouillon encore tout propre.
- Rends-le moi.
- Trop tard. Je l’ai donné…
- Oh !
Je suffoquais. Mon petit frère me regardait avec intérêt.
- Tu ressembles à une tomate toute rouge. Et tu as ta vieille robe. Et tes cheveux sont défaits. Tu es laide…A la place de Klébard, je repartirais illico.
- A la place …de…de…
Alors le docteur Germain Labry parut à son tour sur la plus haute marche, il descendit vers moi, ne regardant que mes yeux et, me prenant par les épaules, tendrement il m’entraîna vers le fond du jardin.
- Venez, Chérie, dans votre jardin, il y a aussi des roses.
- Thierry les a écrasées, dis-je d’une toute petite voix.
- Il a bien fait. Sans cet incident, je serais…peut-être…à Biarritz.
- Et vous n’irez pas ?
- Non
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