La bulle d’air ou de savon symbolise la création légère, éphémère et gratuite qui éclate soudainement sans laisser de trace ; rien de plus que la délimitation arbitraire et transitoire d’un peu d’air.
Le bouddhisme en fait l’image de l’impermanence du monde manifesté : Celui qui regarde le monde comme on regarde une bulle d’air, lit-on dans le Dhammapada, cleui-là est capable de ne plus voir le royaume de la mort.
Les bulles sont aussi des ornements que portaient les jeunes romains, comme des médaillons, et dont ils faisaient offrande aux dieux, en déposant la robe prétexte ou en se mariant.
Formée de deux plaques concaves juxtaposées, allant de l’or à la verroterie, la bulle contenait des formules magiques et avait un pouvoir protecteur : symbole puissance tutélaire que le porteur veut se concilier et insigne du triomphateur.
Le nom de Bulle fut donné aux lettres pontificales à partir du IIe siècle, provient du fait qu’un sceau de plomb de forme ronde était apposé sur le parchemin ; le même nom désignait les actes souverains.
Le symbolisme de la bulle, en ces derniers sens, dérive, non plus de sa légèreté aérienne, mais de sa forme sphérique, qui manifeste une perfection astrale, une souveraineté, une autonomie.